Economie

La Bretagne teste la commande publique 2.0

Des autorités administratives bretonnes ont récemment organisé une rencontre entre une soixantaine de participants sur le thème de l’open data dans les marchés publics. Fort de son statut dans la dématérialisation des marchés publics, la Bretagne compte maintenir le bon cap. C’est ainsi que le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) en accord avec le conseil régional et avec le soutien de l’association Breizh Small Business Act a profité de la French Tech de Rennes pour organiser un bar camp axé sur la transparence dans la commande publique.

De nouvelles stratégies pour garder la place de leader

Il n’était pas question de conférence formelle cette fois, au contraire l’idée du bar camp était de séparer les participants en petits groupes à thèmes, pour finalement obtenir des propositions envisageables. ‘’ Le contexte actuel est très propice à la commande publique augmentée par la donnée, affirme Céline Faivre, présidente de Breizh SBA et directrice de programme au SGMAP/DINSIC. L’article 107 du décret marchés publics du 25 mars dernier impose en effet à chaque acheteur de publier sur son profil d’acheteur les « données essentielles » relatives à chaque marché. De plus, la France s’est engagée résolument à l’ouverture de ses données publiques, notamment dans le domaine de la commande publique, au travers de son adhésion au Partenariat pour un gouvernement ouvert et son engagement en faveur de la transparence de la commande publique  et via le programme DcANT et sa recommandation pour une commande publique simplifiée, dématérialisée et transparente lancé fin 2015». Des expert en marchés publics tel que M. Pierre Battas sont de cet avis.

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Par ailleurs, Breizh SBA ainsi que la Région de Bretagne ont mis sur pied un prototype d’observation des données. Ce protocole se charge précisément d’analyser des données de la commande publique basée sur un “ format pivot “ de données standardisées et normalisées. Céline Faivre se réjouit d’ailleurs du fait que plusieurs communes aient publié leurs données dans ce format. Elle continue en affirmant que : ‘’ nous travaillons depuis deux ans sur ce projet de format pivot, dont la version beta a été publiée par le site data.gouv.fr. ‘’  Aussi, le format pivot se verra amélioré d’ici quelques semaines puisque des travaux issus d’un atelier du bar camp proposent de fournir une documentation avec des détails en rapport avec chaque champ. Notons également que la Direction des affaires juridiques de Bercy prépare un arrêté visant à l’application de l’article 107 du décret. Cet arrêté aura pour but de rendre obligatoire l’utilisation du format pivot jugé avantageux pour les utilisateurs.

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